En marge de l'affaire Bommeleeër, l'ancien directeur du Service du Renseignement, Charles Hoffmann, aujourd'hui en retraite, a adressé lundi une lettre ouverte au procureur général, Robert Biever, qui l'a mis en cause plusieurs fois dans la presse ces dernières semaines: il exige aujourd'hui des preuves ou des excuses publiques.
"Vous persistez à affirmer que j’aurais dissimulé des renseignements à la Justice et à la Commission parlementaire. Ce que vous dites est sans fondement et vous le savez très bien. Je n’ai retenu aucun renseignement, je n’ai jamais éludé la moindre réponse, je ne me suis jamais retranché devant le secret professionnel, ni d’Etat" clame ainsi Charles Hoffmann dans sa lettre.
"J'ai été personnellement auditionné à plusieurs reprises «comme témoin» - et non pas comme suspect - par le juge d’instruction, Madame Doris Woltz, dont j’ai d’ailleurs apprécié le professionnalisme. A aucun moment
de ces auditions judiciaires, je ne me suis réfugié derrière une «absence de mémoire». Je suis donc en droit de me demander sur quels fondements vous vous basez pour stigmatiser le Service de Renseignement de manière multiple."
Charles Hoffmann explique ensuite la raison de sa démarche: "Monsieur le Procureur Général, vous avez eu le monopole de la parole en public, vous imaginant sans doute que je m’abstiendrais de répondre. Les soucis de mon honneur personnel, de celui de ma famille, rejoignent celui des collaborateurs que j’ai eu l’honneur de diriger à la tête du SRE. Ils m’interdisent de rester passif."
Enfin, il demande au procureur général d'avancer des preuves ou de s'excuser publiquement: "Je vous saurais gré d’étayer vos insinuations envers le Service de Renseignement et envers ma propre personne, ou alors de présenter publiquement vos excuses formelles."
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