Luxembourg Publié le 17.08.12 17:46

22 blessés dont 2 graves dans l'accident d'un car luxembourgeois en France

Un car luxembourgeois des Voyages Simon de Diekirch, transportant 44 passagers et deux chauffeurs, tous de nationalité portugaise et résidant au Luxembourg ou en France, en provenance de Braga, s'est renversé vendredi matin sur l'autoroute A10 au niveau de Mer, près d'Orléans, faisant 22 blessés dont deux graves.

Reportage: TV Tours

Quatre personnes restent hospitalisées, dont deux dans un état grave, mais sans que leur pronostic soit engagé, indique le gouvernement luxembourgeois. Parmi les personnes impliquées dans l'accident, une trentaine sont résidentes du grand-duché de Luxembourg, les autres résident en France.

Le car a basculé dans le fossé vendredi vers 8h20 sur l'A10 dans le sens  province-Paris entre Mer et Suèvres, pour une raison encore indéterminée, a précisé le porte-parole des gendarmes. Selon les premiers éléments de l'enquête,  aucun autre véhicule ne serait impliqué dans l'accident.

Le voyagiste a fait partir un autre bus

Dans son JT de 13h, France 2 consacre un reportage à ce sujet (à 13mn12). TF1 consacre, elle aussi, une séquence à l'événement, précisant que «le temps était clément, la route sans danger».

Photo: NR

«Le car venait du Portugal et regagnait le Luxembourg avec des familles portugaises travaillant au Luxembourg», a-t-on dit de source préfectorale. L'ambassadeur du Portugal ainsi que le consulaire portugais de Tours se sont rendus sur place, ajoute pour sa part l'ambassadeur du Luxembourg à Paris, Georges Santer.

Le voyagiste a fait partir un bus pour prendre en charge la vingtaine de personnes qui n'ont pas été blessées. Il devrait être de retour au Grand-Duché ce soir.

Plus personne n'est en danger de mort

Dans le bus se trouvait une infirmière qui a porté les premiers secours et qui a servi, au début des secours, d’interprète entre les passagers qui ne parlaient pas bien le français et les secours français. Les blessés ont été transportés dans des hôpitaux de la région d'Orléans et de Blois.

Deux blessés graves souffraient de fractures, ils ont été opérés. L'un d'entre eux avait son pronostic vital engagé mais désormais plus personne n'est en danger de mort, selon le directeur du SAMU de Blois. «Le bilan est moins pire que ce qu'on avait imaginé du point de vue des blessures», se réjouit la secrétaire générale de la préfecture de Loir-et-Cher, Maryse Moracchini.

Extrait de l'interview de Thierry Nothum de la Fédération Luxembourgeoise des Exploitants d’Autobus et d’Autocars (FLEAA):

Vingt personnes sont choquées, elles ont été amenées dans une salle de la mairie du village de Mer. Des informations confirmées par Robert Steinmetz, attaché de presse du ministère des Affaires étrangères luxembourgeois.

Ce dernier ajoute que c'est l'ambassade du Luxembourg à Paris qui est entrée en contact avec les autorités françaises et les ambassades portugaises. M. Steinmetz précise qu'à l'heure actuelle aucune aide n'a été demandée au gouvernement luxembourgeois, ni par les autorités françaises, ni du côté portugais.

La FLEAA certifie que l'autobus, tout neuf, avait été mis en circulation en avril 2012. Le chauffeur, âgé de 44 ans, travaille depuis plus de cinq ans dans la société.

Hospitalisés à Blois et Orléans

Tous les blessés avaient été hospitalisés à Blois et Orléans en fin de  matinée, selon la source préfectorale. Les 22 autres passagers, dont quatre enfants, sont  indemnes, ainsi que les deux chauffeurs.

Le chauffeur qui conduisait le car a été placé en garde à vue, une procédure  habituelle dans le cadre de l'enquête pour déterminer les causes de l'accident,  a dit le lieutenant-colonel Didier Limet.

«Ce peut être un endormissement»

Ce dernier dresse, devant la caméra de TF1, plusieurs hypothèses : «Ce peut être une perte de contrôle, ce peut être un endormissement, pour le moment je préfère rester très prudent, l'enquête déterminera précisément les circonstances de l'accident».

Le plan «nombreuses victimes» a été déclenché par la préfecture et une  cellule d'aide psychologique mise en place.