Quelque 200 lycéens se sont réunis jeudi devant le ministère de l'Education nationale à Luxembourg pour protester contre les différentes réformes mises en route par la ministre de l'Education nationale, Mady Delvaux-Stehres.
Celle-ci n'a pas hésité à affronter les sifflets et à expliquer à de petits groupes le pourquoi de ces modifications. Car au final, il semble que c'est surtout un manque criant d'informations que les jeunes ont manifesté, ainsi que la volonté de pouvoir donner leur avis.
Le rendez-vous était donné sur Facebook, quelque 200 jeunes y ont répondu. D'abord face au bâtiment de la Poste au centre Hamilius (centre Aldringen) avant de se rendre une rue plus bas devant le ministère de l'Education nationale.
Si le cortège semblait peu organisé, certains étaient bien déterminés, avançant au cri de "à bas avec les réformes". Ce qui n'a pas découragé la ministre de l'Education nationale, Mady Delvaux-Stehres. Pas plus que les sifflets qui l'ont accueillie quand elle a ouvert la porte du ministère.
Elle a alors proposé à une série de lycéens, venant de bâtiments différents, de se rendre à l'intérieur pour discuter. Une quarantaine d'élèves ont ainsi été invités à la suivre dans une grande salle.
"Nous ne sommes pas assez informés des réformes", a lancé Michel du lycée classique de Diekirch. "Pourquoi avoir rendu plus difficile la formation professionnelle?", a demandé Gilles du lycée technique agricole. "Pourquoi avoir supprimé les points dans le primaire?", s'est interrogé Dany de l'Athénée.
Autant de questions et de remarques auxquelles la ministre a répondu, expliquant que dans le cas de formation professionnelle, la réforme a déjà été adoptée et que cette année, environ 110 filières fonctionnent selon le nouveau système, c'est-à-dire avec des modules, admettant qu'"il y a un peu de désordre" pour l'instant.
Quant à la réforme de l'enseignement supérieur, celui-ci est encore en discussion et elle pourrait se concrétiser au plus tôt pour la rentrée scolaire 2013.
La ministre a aussi évoqué la réforme de l'enseignement fondamental, expliquant que l'apprentissage par compétence ne dispense pas les élèves de toute connaissance, mais doit leur apprendre à pouvoir appliquer ce savoir. Elle a expliqué que l'approche se veut plus individuelle et qu'un instituteur peut tout à fait préparer des devoirs en classe de différents niveaux, si certains élèves apprennent plus vite (ou moins vite) que d'autres.
Après plus d'une demi-heure de discussions et alors que de nombreux lycéens avaient déjà quitté la salle, la ministre a envoyé ses collaborateurs chercher des élèves restés dehors.
Car si les élèves se sont réunis pour protester contre les réformes, beaucoup ont évoqué le manque d'information, voire le besoin de faire entendre leur voix et leur avis. Ce que la ministre semble avoir reçu cinq sur cinq puisqu'elle s'est dite prête à se rendre dans tous les lycées pour expliquer les réformes déjà réalisées et celles encore en cours.
Elle a aussi proposé une séance au Forum du campus Geesseknäppchen au Limpertsberg. Sans pouvoir s'empêcher de glisser: "Comme vous êtes de grands organisateurs sur Facebook, je vous laisse le soin de la promotion".
15'
11'
17'
Pétange
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3:0 |
Jeunesse
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RFCU Luxembourg
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2:0 |
Dudelange
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Fola
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1:2 |
Grevenmacher
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Rumelange
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4:1 |
Kayl-Tétange
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Swift
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0:3 |
Differdange
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Käerjéng
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3:0 |
RM Hamm Benfica
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Progrès
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5:2 |
Hostert
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