Mondiaux 2012: le retour du «chrono» par équipes

Le contre-la-montre par équipes fait son retour au programme des Championnats du monde qui commencent par cette épreuve, dimanche, à Valkenburg.

Aucun luxembourgeoise ne défendra les couleurs de la RadioShack-Nissan dans le chrono par équipes. Voigt, Klöden, Zubeldia, Popovych, Gallopin et Sergent ont été retenus.
(Photo: AP)

A la différence de l'exercice abandonné en 1994 qui concernait les amateurs (par équipes de quatre) sur la distance de 100 kilomètres, le «chrono» s'adresse cette fois aux équipes de marques et mêle des coureurs de nationalités différentes. Une exception dans le programme des «Mondiaux» qui se courent par sélections nationales. Pour cette "première", aucun coureur luxembourgeois ne sera sur la ligne de départ même si l'on suivra avec curiosité le comportement de la formation RadioShack-Nissan.

Cette nouveauté, à même de satisfaire les dirigeants des équipes qui ont été souvent en litige avec l'UCI ces dernières années, ouvre la semaine arc-en-ciel, de retour à Valkenburg 14 ans après sa dernière tenue. En 1998, les «Mondiaux» (victoire en élite du Suisse Oscar Camenzind) avaient eu lieu à l'automne suivant un Tour de France calamiteux, celui de l'affaire Festina.

Cette fois, le Tour s'est déroulé sans scandale de dopage, tout comme les JO de Londres. Dans la foulée, Alberto Contador a signé un retour de suspension fracassant en gagnant la Vuelta de haute lutte. Avant de participer au contre-la-montre, mercredi prochain, puis à la course en ligne, l'apothéose des compétitions le 23 septembre.

Wiggins en roue libre

Mais le site de Valkenburg, petite ville tranquille de 10.000 habitants située à une douzaine de kilomètres de Maastricht, n'accueillera pas de match entre Contador et le vainqueur du Tour de France, Bradley Wiggins.

Après son titre olympique du contre-la-montre, «Wiggo» a coupé son effort et a annoncé venir aux Mondiaux en simple équipier. A son image, les Britanniques, souvent gagnants cette saison, abordent avec moins d'ambitions les Mondiaux.

Chris Froome, sur la pente descendante dans la Vuelta (4e), doit logiquement peiner à rivaliser dans le contre-la-montre dont le favori, en l'absence de Fabian Cancellara, est le tenant du titre, l'Allemand Tony Martin. Quant à Mark Cavendish, il s'attend à laisser son maillot arc-en-ciel sur un parcours qui n'élimine pas totalement les sprinteurs mais favorise d'abord les puncheurs.

A la différence de l'Amstel Gold Race, la classique néerlandaise qui emprunte pour l'essentiel les mêmes routes chaque année en avril, la ligne d'arrivée est située au-delà (1 km) du sommet du Cauberg, la colline qui surplombe la station thermale du Limbourg néerlandais.

Mais la répétition (dix fois) et l'emplacement stratégique de l'ascension donnent toutes leurs chances aux finisseurs tels que Peter Sagan, Philippe Gilbert, Alejandro Valverde, Simon Gerrans, Edvald Boasson Hagen ou encore Thomas Voeckler. A moins que l'Espagnol Oscar Freire (36 ans) s'inspire du Kazakh Alexandre Vinokourov, champion olympique sur le tard à Londres, et gagne une quatrième fois (record battu) le Mondial.