Une course en taxi sera "plus transparente pour le client" à l'avenir

François Bausch a présenté vendredi au Conseil de gouvernement la réforme définitive des services de taxis au Luxembourg. Elle introduit "plus de transparence pour le client" et "plus de flexibilité" pour les chauffeurs de taxi.


Photo: Guy Jallay

L'objectif était de "réformer définitivement le secteur des taxis dans l'intérêt du client et de protéger les entreprises qui sont en règle sur le marché", a posé d'emblée François Bausch, lors du briefing d'après Conseil de gouvernement, vendredi.

Le ministre du Développement durable et des Infrastructures a expliqué que désormais ce ne sont plus les communes qui délivreront la fameuse "plaque" - c'est-à-dire la licence d'exploitation- aux sociétés de taxi (il y en a environ 460 au Luxembourg) mais bien l'Etat.

La réforme divise désormais le territoire du Grand-Duché en six grandes zones géographiques et non plus treize comme jusqu'ici. La zone 1 - à laquelle seront attribuées 263 licences- étant le canton de Luxembourg et inclus le très convoité aéroport du Findel.

L'idée est de faciliter le transport des clients dans le pays et de permettre aux taxis de se déplacer dans un plus large périmètre. "A l'avenir, un client pourra commander un taxi où il veut", exemplifie le ministre.

Si les emplacements réservés aux taxis restent sous la responsabilité des communes, le client peut choisir le taxi qui lui convient le plus dans une file et non plus obligatoirement celui qui est en tête de file.

Autre changement, et c'était initialement l'un des objectifs-clefs de la réforme, les tarifs ont été libérés. De sorte que chaque taxi aura désormais son tarif au kilomètre. En contrepartie, chaque taxi devra obligatoirement afficher une plaque avec son tarif, sa licence et la zone. Le nombre de kilomètres parcourus devant aussi bien être visible sur le taximètre à l'intérieur qu'à l'extérieur du véhicule: "Ce sera plus transparent pour le client", assure le ministre.

La réforme prévoit aussi des sanctions

Une série de sanctions est détaillée en annexe de la loi. Douaniers et policiers sont habilités à rédiger des amendes variant entre 25 et 250 euros si le chauffeur n'a pas sa plaque par exemple. "Cela peut aller jusqu'à 500 euros si le taximètre ne fonctionne pas", explique François Bausch.

Le ministre a promis de faire un bilan de la réforme au bout d'un an et n'exclut pas de créer une 7e zone si cela s'avère judicieux: "On changera le règlement grand-ducal".

Maurice Fick

Merci de bien vouloir noter que les commentaires publiés sur ce site sont contrôlés et validés avant leur publication par nos modérateurs. Saint-Paul Luxembourg ne saurait être tenu pour responsable des commentaires et réactions publiés par des utilisateurs des réseaux sociaux (Facebook, Twitter, etc.) portant sur un article publié sur un de ses sites.