Les mythes autour du cancer au Luxembourg

Le 4 février c'est la Journée mondiale de lutte contre le cancer. Une journée placée cette année sous le signe des mythes qui circulent. Du genre: pas la peine d'en parler, on ne peut rien faire contre, etc...


Photo: Luxemburger Wort / Archives

(C.) - Le 4 février de chaque année, l'Union for International Cancer Control (UICC) organise une Journée mondiale de lutte contre le cancer. En 2014, la journée est placée sous le signe des mythes qui circulent. La Fondation Cancer les aborde dans une perspective luxembourgeoise.

  • Mythe numéro 1: Il est inutile de parler du cancer

Quand le diagnostic tombe, la vie du patient et celle de son entourage subit de profonds bouleversements. Il faut apprendre à vivre avec l’angoisse, trouver une nouvelle organisation de la vie familiale, gérer des dépenses supplémentaires, faire face à des difficultés de la vie sexuelle … Il se peut aussi que les enfants aient du mal à surmonter le choc de l’annonce et les changements qu’elle va entraîner.

L’équipe de psychologues de la Fondation Cancer se rend compte tous les jours à quel point il est important pour tous les concernés, les patients et leur entourage, de pouvoir se confier à quelqu’un qui sait écouter. Les consultations psychologiques sont souvent un facteur clé pour l’amélioration de la qualité de la vie.

  • Mythe numéro 2 : Il n’existe aucun signe ni symptôme du cancer

Bien sûr qu’il y a de nombreux signes cliniques associés au cancer. Ils apparaissent cependant souvent très tard, à un stade avancé de la maladie. C’est pour cette raison que les examens de dépistage sont essentiels.

Ainsi le gouvernement invite toutes les femmes, à partir de 50 ans, à participer au ‘Programme Mammographie’. De même, la Fondation Cancer informe le grand public sur la nécessité de participer à des examens de dépistage, entre autres avec son modèle ‘Colon Géant’. Il est regrettable que trop peu de personnes saisissent à l’heure actuelle les opportunités qui leur sont offertes.

Seule la moitié des femmes invitées à participer au ‘Programme Mammographie’ se font examiner les seins ; de même, 50% seulement de la population concernée se soumet à une coloscopie.

  • Mythe numéro 3 : Je ne peux rien faire contre le cancer

C’est faux, chacun peut faire quelque chose. Adopter un mode de vie sain est primordial. Pour diminuer les risques de développer un cancer, il est important d’avoir une activité physique régulière et de réduire le temps passé en position assise.

On peut par exemple remplacer systématiquement l’ascenseur par les escaliers. D’autres mesures préventives sont à notre portée : ne pas fumer, éviter d’être en surpoids, ne pas boire d’alcool ou en tous cas de ne pas en abuser, et se faire vacciner contre des infections pouvant favoriser le développement de certains cancers.

  • Mythe numéro 4 : Je n’ai pas le droit à un traitement contre le cancer

C’est faux. Nous sommes dans une situation privilégiée au Luxembourg. Le Grand-Duché dispose d’un système de santé performant qui couvre toute personne affiliée.

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