Mission économique aux Etats-Unis

La princesse Stéphanie dans la peau d'un astronaute

à San Francisco, Thierry Labro

“Ça a été une découverte! J'ai été surpris de voir une telle vitalité dans ce secteur”, a dit le grand-duc héritier Guillaume, à quelques minutes du départ de la délégation luxembourgeoise dans la Silicon Valley. 

Au dernier jour de la mission économique sur la côte Ouest, son épouse, la grande-duchesse héritière Stéphanie, venait d'enfiler les lunettes de réalité virtuelle prêtées par Facebook, les Oculus Rift, pour embarquer dans un voyage à bord de la Station spatiale internationale.

Après les grands acteurs "traditionnels", les start-ups ou le centre de recherches de la NASA, le NASA Ames, les Luxembourgeois avaient rendez-vous à l'institut SETI et au NASA Frontier Development Lab, où les scientifiques étudient toutes les formes de vie en dehors de la Terre. Ce centre d'exception prépare la partie scientifique de toutes les missions dans l'espace.

La Grande-Duchesse Héritière a pu essayer les lunettes de réalité virtuelles de Facebook, les Oculus Rift, pour se glisser dans la peau d'un astronaute dans la station spatiale internationale
SIP / Jean-Christophe Verhaegen

"L'initiative luxembourgeoise ne pose aucun problème"

Depuis 33 ans, 120 personnes, dans six disciplines et 22 champs d'étude, en ont fait un “mash up de talents”, comme l'a rappelé son directeur Bill Diamond. 

Après des études sur les “douches de météorites”, la possibilité d'utiliser toutes les formes d'eau présentes sur la Lune comme carburant des engins spatiaux ou encore les astéroïdes les plus proches de la Terre, le SETI s'intéressera cette année par exemple à la manière dont les microbes survivent aux radiations et comment leur ADN évolue et comment cela pourrait être bénéfique aux humains.

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Margaret Race établit une sorte de police de la protection des planètes pour le compte de l'Institut. Un document précieux dans le cadre de la stratégie luxembourgeoise sur l'exploitation des ressources de l'espace. 

Pour la chercheuse, spécialisée dans les microbes, “l'initiative luxembourgeoise ne pose aucun problème d'un point de vue scientifique. D'abord parce que les 15.000 astéroïdes proches de la Terre concernés ne sont qu'une toute petite partie des trois millions d'astéroïdes supposés. Mais aussi parce qu'il n'y a a priori aucune forme de vie sur ces astéroïdes. Leur exploitation n'aura donc aucun effet.”

"Tout le monde connaît notre initiative"

A deux heures du retour en Europe, le ministre de l'Economie s'est dit pour sa part satisfait d'une mission très riche en enseignements. “J'ai été très surpris de voir que tout le monde connaît notre initiative”. 

Son plan d'action est désormais assez clair. Après un accord avec les Portugais, le ministre recevra mardi matin les représentants des Emirats arabes unis avant de s'envoler pour le Japon, pour finaliser la préparation d'une visite d'Etat à l'automne.

Pour Étienne Schneider, ici au côté de la Grande-Duchesse héritière et du Grand-Duc héritier, la mission a été l'occasion de mesurer combien l'initiative luxembourgeoise était connue
SIP / Jean-Christophe Verhaegen

Etienne Schneider a été très clair sur la volonté d'inclure tous les Etats qui seraient intéressés. Il a mentionné l'importance du SNT, très important pour toutes les technologies liées à la robotique, à l'impression 3D ou encore à l'intelligence artificielle, et du LIST, occupé par exemple à réduire la taille du spectromètre japonais. “Dans l'espace, chaque kilo compte”, a-t-il dit au cours du point de presse organisé dans le SETI.

Le programme LuxImpulse de l'Agence spatiale européenne permettra “d'identifier les meilleures opportunités” et donc de ne pas perdre de vue que le but ultime de ce développement 'commercial' est de dégager revenus et bénéfices. 

“Si l'on évoque les 200 millions d'euros pour l'initiative, il faut se souvenir que le pari de la SES a rapporté beaucoup de dividendes.

La très médiatisée initiative ne fait-elle pas de l'ombre à celles de Xavier Bettel sur la start-up nation ou de Pierre Gramegna sur les FinTech? “Nous nous parlons. Je n'ai eu besoin que de dix minutes pour obtenir le budget dont j'ai besoin, ce qui ne me semble pas être le signe de jalousies.”

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